jeudi, mai 29, 2008

Mercredi 28 Mai 2008 Mai, joli mois de mai. Le soleil est enfin de retour. Les arbres sont bien feuillus et nous offrent généreusement toute l’ombre dont nous avons besoin. Mais plus important : la piscine est ouverte (celle de BYU donc elle est gratuite pour nous)! Les enfants sont ravis et peuvent passer des heures à patauger dans l’eau. Ils sont fiers de me montrer comme ils nagent bien, c’est-à-dire que je dois admirer leur « sous-l’eau » et ne dois pas intervenir lorsqu’ils boivent la tasse, parce qu’ils savent nager et n’ont pas besoin d’aide ! Un après-midi alors que nous nous préparions à aller à la piscine, j’ai demandé à Eva de mettre son maillot de bain. Elle s’est exclamée : « Ce n’est pas un maillot de bain, c’est un maillot de piscine ! » Photo d’Eva qui pose avec son nouveau maillot de piscine et une autre avec les deux petits qui posent.
Une fois arrivés à la piscine, nos deux enfants et leur amie Corinne étaient très heureux de barboter dans le petit bassin. Eva nageait d’une façon un peu particulière si bien que la maitre-nageuse lui a demandé : « Es-tu une sirène ? » Eva très indignée lui a répondu : « Mais non, je suis un dauphin ! » Jérôme lui s’est écrié : « Je suis un requin-marteau » (Il avait mis sur ses yeux des énormes lunettes rectangulaires pour regarder sous l’eau et cela lui donnait l’apparence d’un requin marteau). La maitre-nageuse s’est alors tourné vers Corinne et lui a demandé quel animal elle était. Corinne lui a répondu : « Je suis humaine moi ! » Pauvre humaine s’est faite rapidement poursuivre par un requin affamé, qui malgré les efforts d’un dauphin pour la sauver, a finie dans le ventre de ce dernier. Jérôme a du mal à supporter la chaleur et à chaque fois que nous sommes en voiture il me dit : « Maman mets le chauffage, j’ai trop chaud. » La climatisation n’est pas un mot qu’il aime et à peine entendu, il est oublié ! Je me disais que ce mois-ci, j’aimerais partager avec vous quelques conversations que j’ai eu avec les enfants, parce qu’ils me font tellement rire. Un matin, durant le petit déjeuner, Jérôme m’a demandé : « Maman est-ce que l’on est sur Jupiter ? » Je lui ai répondu que nous étions sur la Terre, et lui qui enchaine : « Oh non ! Moi je veux aller vivre sur Jupiter ! J’en ai assez de vivre sur la Terre ! Quand est-ce que l’on peut aller sur Jupiter ? » Je lui ai expliqué que pour aller sur Jupiter, il fallait une fusée et un habit spécial d’astronaute. Notre petit bout d’homme s’est alors mis à réfléchir longuement et d’un seul coup son visage s’est illuminé. Il m’a alors dit tout content : « Moi j’ai une idée. Quand on sera en France, Mamie Juliette va me coudre un habit d’astronaute et Papi Michel va me construire une fusée ! » Rien que ça, bon courage aux grands-parents. Mamie Juliette c’est la grande couturière de la famille, et Papi Michel c’est le bricoleur, Jérôme le sait et il compte bien utiliser leurs talents. En attendant sa fusée, Jérôme dort sur le fauteuil.
Un jour, je caressais les cheveux de Paul et lui disait des petits mots d’amour, alors Eva très possessive avec son Papa est venu tout de suite nous rejoindre et a déclaré : « Papa il est beau, fort, intelligent et pauvre ! » J’ai expliqué à notre fille que Paul était riche parce qu’il avait une femme et deux enfants qui l’aimaient très fort. Sur ce elle s’est exclamée : « Ah bon ? Nous sommes des pièces ?!? » Un autre jour, Eva m’a demandé qui était mon papa. Je lui ai dit que c’était Papi François, celui qui s’était fait attaquer par un taureau. Jérôme s’est alors retourné brusquement vers moi les yeux plein d’intérêts et s’est écrié : « Ton papa c’est un Taureau ?!? » Une autre fois, Eva a expliqué à son père et à moi-même que lorsqu’elle serait grande, dans sa famille c’est elle qui partirait travailler et étudier pour que le papa reste avec les enfants. Paul lui a dit que ses pauvres enfants voudront certainement passer du temps avec elle. Mais elle a rétorqué : « Non, mes enfants ils voudront leur papa. Parce que le papa, c’est plus important que la maman ! » Elle a beau dire ça, mais elle ne me trompe pas. Je sais qu’elle m’aime, parce que le soir avant de me coucher, tout comme Paul, j’ai le droit à du dentifrice séché sur ma brosse à dents accompagné d’un petit mot d’amour. Notre petite chérie veut nous rendre service et avant de se mettre au lit, elle prépare nos brosses à dents. Elle les sort de notre petite armoire où nous les rangeons, puis elle étale dessus nos dentifrices respectifs. Elle utilise également tous nos post-it pour nous écrire des petits mots d’amour. La preuve en image. Un samedi matin, les enfants se sont réveillés à 6h40 du matin, et je voulais dormir un peu plus. Alors, je leur ai dit d’aller dans le salon et de jouer à des jeux calmes jusqu’à ce que je me lève. Peu après 7 heures du matin, Paul est rentré à la maison (il finissait tout juste son travail de nuit) et a trouvé les petits tous seuls dans le noir dans le salon. Il leur a demandé s’ils allaient bien. Les enfants lui ont répondu en cœur : « Non, on ne va pas bien ! On meurt de faim et on s’ennuie ! » Pauvres petits choux, c’est bien compris, le matin il faut se lever en même temps que le Soleil. Il n’y a pas que les enfants qui me font rire, Paul est très doué pour me faire éclater de rire. J’aime nos fous rires, j’aime le faire rire, et j’aime qu’il me fasse rire ! Comme hier, lorsqu’il m’a demandé le nom d’un nouveau fromage que je venais d’acheter. Je lui ai dit que c’était du Provolone. Paul s’est alors enquis très sérieusement : « Du Provo-lone ? C’est fait à Provo ? » Je rigolais tellement que j’ai eu du mal à lui expliquer que c’était un fromage qui venait d’Italie. Je tenais à souhaiter un peu en retard une joyeuse fête des mères à toutes celles qui participent à l’éducation des enfants ! Le jour de la fête des mères, Eva m’a demandé : « C’est quand la fête des pères ? Et la fête des frères ? Et la fête des sœurs ? » Elle était vraiment énervée que les fêtes des frères et des sœurs n’existent pas ! Mais elle m’a tout de même offert un joli bracelet qu’elle avait confectionné dans sa classe de maternelle. Jérôme qui n’avait rien à m’offrir, lorsqu’il a vu sa sœur m’offrir le bracelet est venu vers moi et m’a dit : « Moi, j’ai fait une prière pour qu’Eva te donne un joli cadeau ! » Dans leur classe de primaire les enfants m’ont réalisé la jolie plante que vous avez pu voir à l’entrée de ce blog. Pour nous souhaiter une belle fête à nous les mamans, je me suis amusée à faire cette petite liste. Elle est loin d’être complète, mais ces derniers temps, elle me convient parfaitement. Vous savez que vous êtes une mère lorsque : 1- le téléphone sonne et que vous n’entendez absolument rien de ce que la personne à l’autre bout du fil vous dit parce que dans votre salon il y a un bateau de pirates qui se fait attaquer par des girafes. 2- vous voulez sortir une poche de mouchoirs de votre sac à main et à la place vous sortez un serpent en caoutchouc ! La femme qui était à côté de moi m’a regardée sortir le serpent de mon sac avec des yeux tout ronds. Je lui ai dit : « Quoi ? Toi, tu n’as pas de serpents dans ton sac à main ? » 3- vous venez de finir votre vaisselle et deux minutes après votre évier est de nouveau rempli de verres à nettoyer. 4- vous prenez enfin le temps de vous doucher et vous avez deux petits qui crient derrière la porte de la salle de bain « qu’ils n’en peuvent plus » et qu’il faut que vous sortiez « très très vite » pour qu’ils puissent utiliser les petits coins. Votre douche relaxante se transforme invariablement en douche express. 5- vous arrivez en retard pour récupérer votre mari et vous vous exclamez : « Je suis désolée d’être en retard, mais je n’ai eu que des feux rouges ! » Du siège arrière une petite voix déclare : « Non, ce n’est pas vrai, tu as eu un feu vert ! » Avec Jérôme, plus le droit aux fausses excuses. 6- vous vous réveillez et votre réveil affiche 8 heures du matin et vous souriez parce que pour une fois vous avez eu le droit à une grasse matinée. 7- vous avez une nouvelle coupe de cheveux et votre fille se met à pleurer à chaudes larmes quand elle voit votre nouvelle tête et vous dit : « J’ai trop mal au cœur parce que tu es moche ! » Gentiment, vous la prenez dans vos bras et lui dites que ce n’est pas grave si elle ne vous trouve pas jolie, qu’elle a le droit d’avoir des gouts différents. Heureusement, Jérôme et Paul m’ont trouvé très jolie ! Eva, le matin, dés que je me lève, me demande si mes cheveux ont poussé. La pauvre petite va devoir attendre un long moment avant que mes cheveux retrouvent un peu de leur longueur. 8- vous voulez boire et vous ouvrez le frigo pour chercher votre petite bouteille d’eau fraiche et vous vous rendez compte qu’elle a été vidée mais quand même remise au frais ! 9- vous vous promenez dehors et petit à petit vos mains et vos poches se remplissent de « trésors » (pierres, les plus grosses sont les plus jolies ; bâtons, plus ils sont grands et encombrant plus ils sont précieux ; fleurs ; feuilles etc…) qu’il faut absolument ramener chez vous. 10- vous vous cognez les orteils sur le coin d’un lit, vous vous plaignez de la douleur, et vous recevez deux énormes bisous sur vos joues. Vive les enfants ! Je ne peux pas imaginer ma vie sans eux et sans leur merveilleux papa, être parent, c’est une vraie bénédiction. Je vous joins quelques photos de mes cheveux, avant, pendant et après (j’ai beaucoup de mal à garder les yeux ouverts sur les photos à cause du flash, Paul pense que c’est parce que j’ai les yeux clairs, moi je pense que c’est pour que je reste humble) ! J’aime beaucoup ma coupe de cheveux, je me sens légère, libre et chauve ! Paul va bien et entame avec courage et persévérance son dernier mois d’études à BYU. Comme c’est bientôt la fin, il lui est difficile de ne pas relâcher la pression, mais je suis là pour lui rappeler qu’il n’a pas encore terminé et qu’il faut qu’il finisse en beauté. Eva a achevé son année de maternelle la semaine dernière et a reçu un joli diplôme lui permettant d’entrer en First grade ici ou en CP en France. Elle a participé à un joli spectacle de fin d’année où elle a dansé, chanté et récité un poème. Jérôme était très heureux de voir sa sœur danser, d’autant plus que pour s’entrainer Eva avait appris sa danse à son frère. Il voulait aller la rejoindre mais à contrecœur est resté assis. Petites photos du diplôme d’Eva et de sa classe.
Nous commençons à faire nos au-revoir à nos amis, ce qui veut dire beaucoup de « french diners » pour moi, mais c’est agréable de recevoir du monde. Nous avons beaucoup de chances d’avoir autant de gens qui nous aiment et que nous aimons. La semaine dernière, nous avons invité nos instructeurs au foyer et leurs petites familles. Ces frères sont si gentils avec nous et préparent leur message pour que les enfants comprennent bien. Au début du mois, ils avaient emmené cette grosse couverture et avaient recouverts les enfants avec. Puis ils leur ont donné une grosse lampe de poche et leur ont dit de l’allumer sous la couverture, et de voir combien grand la lampe éclairait. Ils leur ont expliqué que le Christ lui aussi pouvait éclairer nos vies si nous le laissions faire. Je continue de trier nos affaires et mes voisines héritent de beaucoup de choses, elles me disent que c’est Noel ! Notre dernier vide-grenier aura lieu dans une dizaine de jours, j’y vendrai tous les derniers petits trucs et gros trucs (lits, table, chaises, bibliothèque, canapé…) ensuite nous vivrons dans les valises et les cartons. Nous allons camper pour nos dernières semaines aux US. Fun ! Fun ! Fun ! A bientôt, Elodie. PS : Joyeux Anniversaire Leslie ! Rappelle-toi, tu es 18 mois plus vieille que moi ce qui veut dire que je serai pour toujours 18 mois plus jeune que toi ! Tu es la meilleure grande sœur, surtout depuis que l’on ne partage plus la même chambre !

jeudi, mai 01, 2008

Mercredi 30 Avril 2008 Comme vous pouvez le constater Paul a pu fêter un peu en avance la remise de son diplôme. Il le recevra officiellement en juillet, parce qu’il lui reste encore 3 classes à compléter. Mais comme nous serons partis avant l’obtention de son diplôme, il a eu le droit de célébrer plus tôt ! Nous sommes très reconnaissants de ces années passées à BYU. C’est une belle université, les professeurs sont excellents et Paul peut porter avec joie cet habit noir ! Il l’a bien mérité ! Bravo Paul !!! J’ai joint quelques photos de ce beau jour du 25 avril. Il faisait si beau que nos yeux éblouis par le soleil ne sont jamais complètement ouverts! Les enfants étaient très heureux. Paul et son ami Marc-Charles (le papa de Corinne la petite fille que je garde). Corinne, Éva (qui porte fièrement le beau chapeau) et Jérôme. Les enfants trop contents de se coller à leur père. Paul et la statue de Brigham Young. Paul et les enfants dÉvant le bâtiment « Gordon B. Hinckley ». Jérôme était fou de joie parce qu’il avait trouvé un long bâton ! Les enfants ont arraché gaiement deux belles fleurs de ce beau campus fleuri. Même si je les ai réprimandés, ils arboraient fièrement leurs fleurs ! Éva et son amour de la police. Jérôme a trouvé une autre voiture bien plus à son goût. Elle était tellement belle cette voiture de course qu’il en est tombé à la renverse ! Nous avons eu un mois d’avril bien occupé. Nous avons pu assister à la Conférence Générale. Sur cette photo, nous sommes avec ma très bonne amie Claudia que je connaissais de la Guyane et deux de ses enfants. Nous avons pu rencontrer l’ancien président de mission de Paul du temps où il servait en Russie, et plein de ses anciens compagnons. C’était vraiment agréable cette fête d’anciens missionnaires. Président Schwartz et son épouse. Pauvre Jérôme, il a du mal à tenir le coup avec toutes ces fêtes. Nous avons également commencé le grand nettoyage ; c’est plus que du nettoyage, c’est la liquidation de tout ce que l’on a accumulé au cours de ces cinq dernières années. Il y a deux semaines, nous avons eu un premier vide grenier (j’en aurai un autre ce samedi). Nous avions deux voitures pleines de nos affaires à vendre, et nous sommes revenus avec un seul sac. Nous avons bien vendus ! La chambre des enfants est bien vidée, presque tous leurs jouets sont partis. Maintenant, lorsqu’Éva chante pour s’endormir, il y a de l’écho ! Pauvres petits choux, c’était très difficile de dire au revoir à tant de jouets. Paul, qui passait un examen, m’a rejointe avec les enfants juste à la fin du vide grenier. Quel déchirement pour les petits ! Éva est arrivée juste au moment où un petit garçon achetait son gros nounours lion, elle pleurait à grosses larmes. Nous avons dû lui promettre d’essayer de lui racheter une peluche-lion lorsque nous serons en France. Jérôme, lui, voulait acheter ce que d’autres personnes vendaient (toute notre résidence vendait en même temps). Il pleurait à chaudes larmes pour qu’on lui achète un nounours serpent ! Heureusement, le beau temps est arrivé, et nous jouons beaucoup à l’extérieur, donc l’absence de leurs jouets se fait moins ressentir. Les enfants n’en pouvaient plus de toute cette neige. Jérôme nous a déclaré la semaine dernière alors que les beaux flocons blancs venaient à nouveau recouvrir l’aire de jeux de derrière chez nous : « on n’aime pas la neige, on aime la piscine. » Paul, pendant ses deux jours de vacances entre deux semestres d’études, a trié tous ses cours et ses livres de classe tout en regardant « La grande vadrouille », alors les enfants ont regardé avec lui. Ils lui ont posé mille et une questions, dont voici un extrait : Éva lui a demandé en voyant les acteurs dans un sauna : « Ils vont se faire baptiser ? ». Très inquiète par le fait que des gens essayaient de se débarrasser des anglais, elle s’est enquise auprès de son père : « Papa, est-ce que nous aussi on va nous tuer parce qu’on parle anglais ? » Éva commence à écrire en français. Le seul problème est qu’elle ne sait pas lire le français, et elle est habituée à écrire en anglais. Alors elle nous écrit des petits mots d’amour avec de la phonétique anglaise. Cela donne : « Papa cho t’em » (Papa je t’aime), « bwat » (boîte), « fwa » (fois), « mwa » (moi), « Jowel » (Joëlle), « Mishl » (Michel) etc. Elle nous a également demandé le jour de l’anniversaire de Mamie Juliette : « Mamie, elle va tenir combien ? », traduction littérale de ce qu’elle comprenait en anglais « How HOLD is she ?», au lieu de « How old is she ? ». Félicitations à ma sœur Leslie et son mari Pavel ! Le petit Adam a rejoint leur famille hier ! Nous sommes très heureux pour vous et quelle bénédiction pour Samuel d’avoir un frère qui bientôt pourra jouer avec lui. Éva aime beaucoup les bébés. Elle demande régulièrement à nos voisines qui en ont si nous pouvons les garder. Sur cette photo elle porte la petite Halle (prononcé Allie), une de nos très jeunes voisines. Elle est âgée de 6 semaines. Notre grande fille aime toujours autant son école. Elle nous lit un livre tous les jours et l’un des parents doit signer un papier pour valider sa lecture. Un jour Paul a signé un de ces papiers, et Éva lui a demandé très étonnée : « C’est ça ta signature ? » Lorsque Paul lui a répondu par l’affirmative, elle s’est exclamée : « On dirait un gribouillage ! » Dans notre salle de bain, il y avait un rasoir, et Jérôme essayait de l’attraper. Éva qui s’était coupée l’été dernier avec celui d’une de ses taties a prévenu son frère : « Ne touche pas à ça ou tu vas te couper. » Puis elle s’est tournée vers son père et lui a demandé à quoi cela servait. Il lui a répondu que cela servait à se raser la barbe. Éva s’est alors écriée : « Ah, je me souviens ! Ce rasoir est à Tatie Leslie ! Je ne savais pas que tatie, elle avait de la barbe ! » La semaine dernière Éva en jouant avec son frère, lui a donné un coup de pied sur le bobol. Pauvre Jérôme est devenu tout blanc de douleur. J’ai dit à Éva que même en jouant il ne fallait pas taper le bobol que cela faisait très mal. Elle m’a rétorquée : « Mais non, c’est pas grave ! » Je lui ai répondu : « Si c’est grave. Cela fait mal et le bobol est très important pour que Jérôme puisse avoir des enfants quand il sera grand. » Elle m’a répliquée en se moquant de moi : « Mais non ! Les bébés sont dans le ventre de la maman, pas dans le bobol du papa. » Bêtement et ne voulant pas me lancer dans cette grande discussion, je lui ai répondu lâchement : « Oui, c’est vrai. Tu as tout à fait raison. » Hier soir, alors que Paul lavait les enfants, il a demandé à plusieurs reprises à Jérôme de sortir du bain, mais notre petit bout de chou, il aime faire nager ses requins dans l’eau jusqu'à ce que la dernière goutte d’eau ait disparue. Au bout de 5 minutes, exaspéré, Paul s’est écrié : « Jérôme, ça fait une heure que je te demande de sortir du bain. Alors tu sors, maintenant ! » Éva, s’est alors exclamée : « Une heure ? Ça fait déjà une heure ?! Ça alors ! C’est passé vite ! » Jérôme réalise que bientôt nous ne serons plus à Provo. Avec un air grave, il demande régulièrement à ses amis d’ici : « Tu sais que je vais partir et que je ne vais JAMAIS revenir. » Puis, il met ses mains sur leurs épaules et leur dit : « Tu peux pleurer si tu veux. » Je suis vraiment embêté car à chaque fois qu’il dit cela à Corinne, elle a les larmes aux yeux. Ce qui est bien lorsque nous sommes jeunes, c’est que nous vivons tout à 100%. Éva et Jérôme sont à fond dans leurs jeux comme vous pouvez le voir sur les photos suivantes.
Sur cette photo là, les enfants regardent un film où il y a un méchant qui a un œil noir et un œil bleu ! Regardez-moi leurs yeux ouverts tout ronds d’étonnement et de peur! Une autre frayeur qu’Éva a eu, date de dimanche dernier. Elle a reçu une chaise sur la tête, ce qui lui a fait se mordre la lèvre, mais c'était tellement profond, que ça a traversé sa lèvre. Le tee-shirt d'Éva était couvert de sang et elle était complètement paniquée. Lorsque j'ai réussi à la calmer, j'ai pu lui nettoyer la bouche. Lorsque j'ai vu combien la morsure était profonde, je me demandais s'il lui faudrait des points de suture. Mais en fait comme c'est du tissu de la bouche, elle n'a pas eu besoin de points de suture, elle dÉvait juste sucer une glace pour que la lèvre ne gonfle pas trop et maintenant elle a une belle croute. Elle boit avec une paille. Je dois tout couper en petit bouts pour qu'elle puisse manger et elle râle si je la fait sourire parce que sourire lui fait mal ! Mais elle va bien, elle est très heureuse de toute l'attention que sa grosse lèvre enflammée lui apporte ! La pauvre, sur le moment, elle a eu bien mal et elle m’a dit : « Maman quand j’ai déboité mon petit doigt j’ai eu mal, quand je me suis fêlé l’os du bras j’ai eu mal, mais aujourd’hui j’ai le PLUS mal ! » Pour la consoler, j’ai fait avec elle (Jérôme et Paul ont aidé un petit peu) ce beau puzzle de mille pièces que Mamie Joëlle lui avait envoyé pour son anniversaire. Une fois fini, elle était ravie et elle a insisté pour que l’on ramène ce puzzle en France. Ces derniers temps, nous discutons au sujet de chaque truc dans notre appartement pour savoir si nous le ramenons dans nos bagages ou si nous devons le vendre ou le donner. Les petits accumulent dans une boîte tout ce qu’ils veulent vraiment garder. La boite s’est multipliée et maintenant nous avons trois boites. Une photo du beau puzzle. Nos voisins commencent à partir eux aussi, puisque nous sommes dans une résidence étudiante ; quand un semestre se termine, nous perdons la moitié de nos amis/voisins. Un de nos voisins qui partait m’a dit : « J’espère que je ne t’ai pas offusquée, ni fait de la peine, parce que je te parle lentement pour que tu me comprennes bien. » Je lui ai répondu : « Pas du tout. Je croyais que tu parlais lentement avec tout le monde ! » La femme de ce voisin était morte de rire. Pour finir, une petite note poétique de notre charmante fille. Alors que Paul lui faisait un bisou juste avant de la border, Éva lui a dit : « Quand on sera sur la planète de Jésus, tu n’auras pas besoin de travailler et on pourra rester en famille pour toujours. On s’amusera à sauter sur les nuages. Aussi on pourra voir Joseph et Emma (Smith), et Gordon B. Hinckley. » A bientôt, Grosses bises, Élodie.