dimanche, novembre 19, 2006

Samedi 18 novembre 2005
Mi-novembre est déjà passée, dans une semaine je fêterai mes 26 ans, encore que ce ne soit pas tout à fait vrai. Hier soir avec Paul nous sommes sortis pour aller le fêter avec nos amis Rob et Laura qui nous avaient préparé un vrai diner d’anniversaire. Nos chers voisins du dessous se sont proposés pour garder nos enfants. Lorsque j’ai annoncé à Eva et Jérôme qu’Elliot et April allaient venir les garder, leur lire des histoires et les mettre au lit, ils étaient trop contents. Je leur ai expliqué que nous reviendrions plus tard dans la nuit et que nous les verrions le lendemain matin. Jérôme s’est alors exclamé : « Non ! Non ! Maman tu n’as pas besoin de revenir. Moi, je reste avec Elliot ! » Avec le temps qui se rafraîchit vite, les enfants et moi-même sortons moins longtemps, mais prenons le temps de cuisiner ensemble. Cette semaine Eva a réalisé son premier gâteau marbré presque entièrement toute seule ! Il était délicieux son gâteau, et elle était si fière ! Du coup le lendemain on en a refait un ! Je joins la photo de son gâteau et d’elle le dévorant !
Jérôme aime aussi cuisiner, mais il n’a pas compris que lorsque nous cassons des œufs, nous gardons seulement l’intérieur et non la coquille ! Lui, il m’a cassé 5 œufs, et me les a jetés dans mon plat avec leurs coquilles écrasées, puis tout serviable, il a remué le tout ! Alors, j’ai dû organiser une chasse aux coquilles d’œufs dans notre plat, les petits se sont armés de petites cuillères et pendant 30 minutes nous avons ramassé tous les petits bouts ! Notre cher petit Jérôme a tout de même une bonne qualité culinaire, il goute très bien, à coups de petites cuillères bien remplies, et nous dit quoi rajouter : « Maman sel ! » Il veut toujours que je rajoute du sel même si c’est un dessert que nous réalisons. Je joins les photos de Jérôme qui m’aide à faire une soupe aux légumes moulinés !

Le dessert préféré de notre petite Eva c’est la tarte aux « Cicrons» ! Dimanche dernier, pour fêter leur présentation de la primaire, nous avons apporté deux tartes aux citrons afin de les partager avec ces instructeurs, et la présidence de la primaire. Eva a même pu prouver que c’était elle qui les avait faite ces tartes, parce qu’en râpant les citrons, elle s’était râpé l’index ! Elle était aux anges de pouvoir partager son dessert préféré, mais elle n’est pas encore au point côté politesse. Au lieu de servir les autres en premier et de se garder la plus petite part, elle a exigé la première part et a voulu : « Une énorme ! », après quoi elle s’est resservi à deux reprises ! Elle a très bien parlé au « gros micro », et a bien chanté les chants de primaire, juste une petite erreur lorsqu’à la fin du couplet d’un des chants elle est partie se rasseoir pensant que le chant était fini ! Mais comme elle dit : « Je me suis trempée, c’est pas trop grave ! C’était un askident. » Oui trempée, pour trompée ! Mais c’est si mignon quand elle le dit, que je ne la corrige pas ! Moi j’aime quand elle se « trempe ! » Eva se pose beaucoup de questions sur le futur, sur quand elle aura 5 ans et qu’elle pourra aller à l’école (ici l’école maternelle ne commence qu’à l’âge de 5 ans, et il n’y a donc qu’une année de maternelle), sur quand elle aura les poils des jambes qui piqueront et qu’il faudra les enlever, sur quand elle aura un bébé dans son ventre et bien d’autres soucis. Mais cette semaine elle a demandé à son père : « Papa quand tu finiras ton école et que tu auras un travail, est-ce que tu voudrais bien acheter 2 « chevals », un pour moi et un pour mon frère ? » Paul lui a répondu, qu’avant d’acheter des chevaux, il faudrait une maison avec un très très grand jardin pour que les chevaux puissent courir. Alors Eva cherche partout des maisons avec des très grands jardins, mais comme elle le dit si bien : « C’est dur ! Les grands jardins ça prend beaucoup de place ! » Jérôme lui m’a fait un cadeau très spécial, en sortant de ma salle de sport, nous nous rendions vers notre voiture et je l’ai vu se baisser pour ramasser quelque chose ! Je croyais que c’était encore un caillou, parce qu’il ramasse tous les cailloux qu’il trouve et dés qu’il voit une flaque d’eau il les jette tous dedans. En arrivant à notre voiture, devant mes yeux horrifiés je le vois me jeter dessus un oiseau mort ! Il m’a dit : « Tiens maman c’est pour toi ! Tu as vu comme il est mignon ? » Il n’a pas compris pourquoi j’ai crié, et pourquoi j’ai lavé et relavé ses mains ! Eva quant à elle, avait perdu un petit jouet derrière notre canapé. Elle voulait que je bouge ce meuble bien lourd pour récupérer son jouet. Je lui explique qu’il serait préférable d’attendre le retour de son père, et qu’avec nos deux forces conjointes nous pourrions déplacer le canapé plus aisément. Bien sûr, elle ne voulait pas attendre, je lui ai expliqué que je ne pouvais pas faire cela toute seule, et que je me ferais mal au dos si j’essayais. Toujours aucune compréhension de son côté. Alors pour lui montrer qu’il était dans son intérêt d’attendre, je lui ai expliqué que si je me faisais mal au dos, j’aurais bien trop mal pour sortir dehors et les amener au parc l’après-midi ! Elle qui m’a répondu : «C’est pas grave ! Bouge le canapé, je n’ai pas envie d’aller jouer dehors !» A 4 ans, la compassion n’est pas un sentiment naturel ! Mardi soir, Jérôme a fait tomber le rouleau de papier toilette dans la cuvette (ce n’était pas la première fois !), et a tiré la chasse d’eau, et comme le rouleau était déjà bien entamé, il est passé dans le tuyau mais y est resté coincé. Nous devions attendre le lendemain matin 9 heures pour qu’un plombier vienne déboucher nos toilettes. Pour la petite commission, ça allait, mais pour la grosse, et bien il fallait croiser les doigts pour ne pas avoir envie ! Bien sûr, mercredi matin à 7 heures, moi j’avais envie de faire la grosse commission ! Je n’ai jamais été aussi reconnaissante de vivre si proche de la chapelle (nous vivons littéralement dans le bâtiment d’à côté), et d’en avoir une clef. Je me suis faufilée à l’intérieur, toujours en pyjama, et quelques minutes plus tard j’étais de retour chez moi bien soulagée ! Je vous raconte tout cela, non pas parce que c’est une histoire très édifiante, mais parce que le jour d’après lorsqu’Eva était assisse sur le trône et que son frère trépignait juste à côté parce que lui aussi avait envie, elle lui a dit : « Jérôme tu peux faire comme Maman et aller à la chapelle, là-bas il y a plein de toilettes ! » Moi j’avais trop honte de l’entendre dire cela ! Lundi lors de notre soirée familiale, nous avons pensé qu’il pourrait être amusant que nous jouions à un jeu des 7 familles tous ensembles. Les petits étaient supers heureux que l’on joue avec leurs superbes cartes, mais lorsque le temps est arrivé de donner une de leur carte à un autre joueur ce fut le drame ! « Non, moi je veux pas donner ma carte, elle est trop jolie ! » « Non, moi je n’ai pas de famille et moi je veux gagner ! » Il a fallu s’armer de patience pour arriver à finir ce jeu avec le sourire sur toutes les lèvres. On attendra encore bien 6 mois, pour tenter à nouveau cette expérience ! Il y a 2 semaines de cela, Jérôme voulait que nous l’appelions « concorde » et toute cette semaine il a voulu que nous l’appelions «bébé escargot». Alors le matin, pour lui mettre ses chaussures, lorsqu’il se prenait pour le concorde, je devais lui demander de sortir ses trains arrières ou ses roues, pour lui mettre ses chaussures, et cette semaine j’ai du lui dire de me donner ses petites pattes pour les lui chausser (je sais un escargot n’a pas de pattes, lui aussi le savait, mais tout comme lui vous ignorez surement que les bébés escargots naissent avec des pattes et doivent mettre leurs chaussures et qu’en grandissant, les pattes disparaissent !). Pour finir je vais vous raconter notre journée d’aujourd’hui. Ce matin, nous avions notre voiture au garage, mais nous avons décidé de nous rendre tout de même à notre salle de sport en prenant le bus. Mais pour prendre le bus, il faut de l’argent en espèces, et j’avais oublié mon petit porte monnaie dans lequel il y a tout mon argent liquide dans mon sac qui était dans notre voiture, qui elle était au garage. Paul lui n’avait pas assez, alors nous avons dû emprunter tous les centimes des enfants pour pouvoir prendre le bus ! En comptant toutes les petites pièces, nous avions juste le montant suffisant! Les petits étaient fous de joie, ce tour en bus les a vraiment rendus heureux ! Eva avait les yeux pétillants, et essayait de tenir l’équilibre sur les sièges en étant assise du bout des fesses et sans s’aider des mains. Jérôme lui changeait de place à chaque arrêt ! Pour le retour, ce fut toute une autre histoire. Nous avons raté notre bus, non pas parce que nous étions en retard mais parce que nous étions en avance. Nous étions assis sur le banc de l’arrêt du bus, et attendions déjà depuis un certain temps quand Paul a eu l’idée de vérifier les horaires. Il a constaté que le samedi il n’y avait pas de bus à cette heure-là ! Alors nous nous sommes résolus à marcher jusqu’à chez nous, et alors quand nous venions juste de quitter l’arrêt du bus, le bus nous a dépassé ! En fait, il y avait bien un bus à cette heure-ci, comme Paul l’avait vu sur internet, mais à l’arrêt même du bus, les horaires étaient faux. Enfin bref, nous avons marché joyeusement une heure jusqu'à notre chez nous, nous étions heureux. Ce n’est pas ironique, il faisait beau, les petits ont bien marché, et la marche était agréable. Bon, au début nous étions un peu stressés, parce que Paul en regardant sa montre a réalisé qu’il était 13h10, et qu’à 13h30 j’étais supposée garder chez nous une petite fille. Nous étions au moins à 45 minutes de marche de chez nous, n’oubliez pas qu’un « bébé escargot » peuplé nos rangs, et pour une fois il portait bien son nom Jérôme. Il s’arrêtait tout le temps, pour ramasser mille et un trucs, il a même réussi à trouver un petit train en plastique au beau milieu de buissons. Bon revenant à notre frayeur! Puisqu’il ne nous restait que 20 minutes pour arriver chez nous avec que la petite fille arrive, je décide d’appeler les parents de la fille en question pour les avertir de mon retard. Je trouve un téléphone, et sur ce téléphone au moment où j’appelle je vois l’heure 12h10 ! Notre cher Paul, n’avait pas avancé d’une heure sa montre qu’il n’utilise que pour le sport ! Imaginez mon soulagement ! Avec Paul ca nous a bien fait rire cette histoire. Nous avons pu marcher au rythme des enfants sans se presser. Nous avons tout de même usé de stratagèmes pour faire avancer un peu plus vite Jérôme, je lui ai dit que les bébés escargots ils avançaient très vite, parce qu’ils glissaient sur de la bave ! Les petits ont bien sûr alterné sur les épaules de Paul ! Puis ils devaient passer sous les jambes écartées de Paul pendant que moi je les dépassais et écartais mes jambes un peu plus loin, les petits alors passaient sous mes jambes et Paul courrait devant moi pour faire un nouveau pont et ainsi de suite ! Les petits se sont bien amusés, Paul et moi également, et tous les passants que nous croisions ont bien ris ! Bref, vive la marche ! Bisous à tous, et bisou au petit Samuel le premier-né de Leslie et Pavel. Il est né le 9 novembre par césarienne parce qu’il avait décidé de sortir les fesses en premier ! Félicitations aux heureux parents ! PS : Je joins une photo d’Eva faisant du « gouzi » à son père, et de notre petit singe préféré ! Ce petit singe a d’ailleurs une fâcheuse habitude de se balancer d’avant en arrière assis dans son lit pour s’endormir. Cela fait du bruit, parce qu’il cogne sa tête contre le mur. Paul a placé un matelas entre le mur et son lit, le bruit est assourdi, mais est toujours là. C’est très énervant, et à chaque fois qu’il se balance dans la nuit, il nous réveille. Les voisins disent qu’ils n’entendent rien, mais peut-être qu’ils sont juste trop gentils. J’ai tout essayé pour qu’il arrête, mais c’est plus fort que lui ! Le pauvre petit est conscient que cette habitude nous gêne, et tous les soirs dans notre prière familiale avant d’aller au lit il prie pour ne pas se balancer, et si ce n’est pas lui qui offre la prière il crie haut et fort pendant que Paul, Eva, ou moi-même prie « et Jérôme pas balancer ! » pour que nous n’oublions pas de le dire. Mais tous les soirs il se balance, cette photo en est une preuve !

samedi, novembre 04, 2006

Vendredi 3 Novembre 2006 Le mois de novembre est là, la neige est sur tous les sommets qui nous entourent, et nous, et bien nous avons affronté notre premier rhume de la saison. Avec un peu de chance, cela sera notre dernier aussi. Les nez qui coulent, les petits qui pleurent pour un rien, les maux de tête, les crises de toux, nous nous en passerions bien ! Paul est passé au travers du filet, mais Eva, Jérôme et moi-même avons toujours un peu la goutte au nez. De plus Jérôme n’a pas compris que nous ne disions « à tes souhaits » qu’après un éternuement et non pas après chaque petite toux. Il est exténuant ce petit, à chaque fois qu’il toussote, il vient vers moi et réclame son « à tes souhaits ! », il me dit : « Maman, tu dis : à tes souhaits mon grand Jérôme ! » et il ne me laisse pas vivre avant que je le lui ai dit. Pauvre Paul, entre ses études, son travail et son stage, et son nouvel appel à la paroisse (il est secrétaire exécutif) il n’a pas le temps de tomber malade ! Il va bien, malgré ses nuits trop courtes et ses journées interminables ! Il est bien brave mon homme, je le soutiens du mieux que je peux en ne lui demandant rien (ou presque), en lui préparant des bons petits plats, relisant ses rédactions, donnant des idées, découpant des quartiers de pommes à minuit pour qu’il reste éveillé et puisse finir ses devoirs. Bien sûr je fais attention à ce qu’il ait toujours des habits propres et repassés, qu’il rentre dans une maison propre et accueillante… tout ça pour expliquer que Paul m’appelle affectueusement sa « bonniche accomplie ! » Pour tous ceux qui connaissent bien Paul, ils savent que c’est avec gentillesse qu’il m’appelle ainsi. De la même façon lorsque j’étais enceinte, il m’appelait son « obus ». Cette semaine alors que Paul et moi avions un petit différent, Eva est allée voir son père (elle prend toujours son côté, come son frère d’ailleurs !) et lui chuchote dans l’oreille : « Maman c’est une bonniche ! » Et oui, nous devons toujours faire attention à ce que nous disons parce que nous ne savons pas qui est en train d’écouter et de tout enregistrer. Comme vous pouvez le voir sur les photos, nous avons fêté Halloween ! Les petits ont beaucoup aimé faire le « trick or treat », Eva le disait bien haut et fort, mais Jérôme vu qu’il mangeait au fur et à mesure les bonbons qui lui été donnés, il n’arrivait pas à articuler le moindre mot avec sa bouche si pleine ! Ils sont rentrés à la maison avec leurs petites citrouilles remplies de sucreries, mais je ne leur pas laissé le temps d’en manger beaucoup, juste le temps de mettre tout au fond d’un placard hors de leur portée ! Parce que comme vous le savez lorsqu’il y a des bonbons visibles dans une maison, les enfants se transforment en monstres, réclamant des bonbons continuellement à pleins poumons! Mon but, c’est que les enfants n’en mangent pas plus d’un tous les deux ou trois jours. Mais je n’ai pas pensé à Paul, qui lui s’en mange bien trois par jour si ce n’est plus ! Il va falloir que je trouve une autre cachette ! Je vous laisse admirer les photos de la licorne rose, du chevalier, de la sorcière et des citrouilles que nous avons faites avec les enfants (C’était la toute première fois que nous creusions des citrouilles, pas mal non ?) ! Eva et moi avons fait le fantôme tandis que Jérôme et Paul ont réalisé l’araignée ! Je devrais dire « la grosse zaraignée » comme le dirait notre petit Jérôme. Il y a des mots comme cela, que les enfants à cause des liaisons de savent pas bien dire : « une zaraignée », des « nétoiles » et j’en oublie !
Je viens aussi de découvrir cette semaine que d’après Eva les bijoux que je mettais sur mes oreilles étaient des « boucliers ». Notre pauvre petite chérie la semaine dernière a beaucoup pleuré. J’étais en train de la coiffer dans sa chambre, lorsque tout d’un coup nous entendons un gros bruit de casse provenant de la cuisine où était son frère. J’ai tout de suite pensé au chat tirelire d’Eva! Toutes les deux, nous avons couru dans la cuisine pour y découvrir son chat cassé en milles petits morceaux. Irréparable la tirelire ! Inconsolable notre Eva ! En gros Jack, Paul en rentrant a voulu prendre une photo du chat dans la poubelle. S’il avait été là je suis sûre qu’il en aurait pris une d’Eva en pleurs !
Jérôme avait voulu porter la tirelire et elle lui aurait échapée des mains (à moins qu’il l’ait jetée par terre volontairement, mais il dit que c’est un « askident »). Il était sincèrement désolé, et pour la première fois il n’arrêtait pas de dire « C’est grave ! » Pour que Jérôme dise que cela soit grave c’est que vraiment il était navré. Ce qui fendait le cœur, c’était que notre petite princesse éprouvait énormément de chagrin au fait que son chat se retrouverait « dans un gros trou plein de poubelles ! » Eva, malgré tout, a su pardonné à son frère, parce que comme elle l’a dit dans sa prière avant de se mettre au lit : « Cher Père Céleste ne soit pas fâché avec Jérôme parce qu’il a cassé mon chat, parce qu’il est encore petit et qu’il n’a pas fait exprès ! Même si je suis très triste, c’est pas trop grave. » Voila pourquoi dans les écritures, il nous est dit de devenir comme des petits enfants. Tout de même nos enfants ne sont pas des anges, ils crient, pleurent, râlent, ne veulent rien ranger, mettent de l’eau partout quand ils prennent leur bain, mettent de la nourriture partout sur le sol de la cuisine quand ils mangent (notamment quand nous mangeons du riz, « c’est une horreur » comme le dit si bien Eva), mettent tout et n’importe quoi dans leur bouche, enfin bref ils m’énervent des fois…vraiment ! Pourtant, le soir quand je les ai mis au lit depuis déjà une bonne heure (pas avant, il me faut au moins soixante minutes pour me reposer et récupérer), ils me manquent et je les trouve si mignons. Je sais que nous sommes bénis d’avoir ces deux beaux enfants respirant la vie, curieux de tout et heureux. J’essaye de prendre avec humour ce qui pourrait m’énerver, mais ce n’est pas toujours évident, lorsque par exemple, notre petit Jérôme s’est mis à descendre à califourchon sur notre rampe d’escaliers les fesses les premières (nous habitons au premier étage). Par contre, lorsqu’exaspérée par son manque de politesse j’ai posé la question suivante à Eva : « Combien de fois dois-je te dire de dire s’il te plait ? », je ne m’attendais pas à une réponse, mais bien sûr, c’était mal connaître notre petite Eva, qui se met à réfléchir et me répond toute sérieuse : « Hum ! Tous les jours ! » Là, au lieu de m’énerver, j’ai rigolé. Jérôme aime beaucoup jouer, mais ranger c’est une toute autre histoire, alors j’ai décidé que les jouets qu’il ne rangerait pas seraient confisqués pendant toute une semaine. Je lui ai expliqué cette nouvelle règle, mais quand le moment de ranger son jouet de construction en plastique dans lequel il fait rouler ses billes (voir la photo du blog précédent), il n’a absolument rien rangé. Alors je lui ai dit qu’il était puni, que comme c’était moi qui mettais tout dans la boite, il serait privé de son jouet pendant toute une semaine. Sur le coup, il n’en avait absolument rien à faire, mais le lendemain et le surlendemain c’était déjà moins agréable. Je vous raconte tout cela, parce que tout le long de cette fameuse semaine, notre petit garçon a retrouvé des billes un peu partout, et à chaque fois, il m’amenait sa trouvaille et me disait : « Tiens Maman, la bille elle est punie ! » et moi systématiquement je lui expliquais à nouveau : « Non Jérôme, ce n’est pas la bille qui est punie, mais toi qui est puni de la bille ! ». Mais à chaque nouvelle bille trouvée, je l’entendais me répéter que « cette bille elle est punie ». Ce matin, nous avons tous les trois eu le plaisir de réaliser un puzzle que Mamie Joëlle avait offert à Eva ! Nous étions tous les trois ravis. J’ai été étonné de constater que Jérôme (21 mois plus jeune que sa sœur) arrivait bien mieux à placer les pièces, il prenait son temps pour bien étudier la forme et les couleurs des pièces que je lui donnais, et ainsi les plaçait correctement du premier coup, alors qu’Eva bien moins patiente, qui veut tout faire vite, replaçait et rereplaçait la pièce, et finalement énervée, elle appuyait fermement dessus pour qu’elle s’enfonce là où elle le souhaitait ! Patiemment je lui expliquais de bien regarder la pièce et l’emplacement avant de poser quoi que ce soit. Vers la fin du puzzle, je n’avais pas vu que Jérôme s’était assis sur une des pieces du puzzle et me suis exclamée : « Oh non ! On a perdu une pièce ! ». Jérôme s’est levé d’un bond et m’a dit : « C’est pas grave ! Attend ! » Il a couru dans sa chambre et est revenu avec sa tirelire en main et m’a dit avec un très large sourire : « Moi, trouvé pièce ! ». Ah ! Il est à croquer ce petit ! Il veut tout le temps que nous le regardions, et saluons toutes ses prouesses, ce soir encore, il disait à son père : « Papa igarde (regarde) moi court vite ! Très vite ! Tu as vu ça ? » Eva aussi est très mignonne, même si la patience n’est pas son fort. Ainsi, il y a quelques jours de cela, au moment où elle allait s’asseoir sur la cuvette des toilettes, le couvercle s’est fermé. Eva a demandé à son père très énervée : « Pourquoi ça a fait ça ? » Paul lui a répondu : « ça arrive ! » Eva qui se met à pleurer de rage et qui lui répond : « Non ! Ça arrive pas ! » Samedi dernier, alors que j’étais partie à une réunion, j’avais laissé sur le feu une soupe, et Paul était resté avec les enfants. Vers l’heure du déjeuner les petits ont commencé à avoir faim, et Eva a demandé à son père ce qu’il y avait à manger. Paul lui a répondu : « Je crois que c’est de la soupe ! » Eva lui a alors demandé : « C’est une soupe au chocolat ? » Parce que juste avant que je parte elle m’avait vu faire des crèmes dessert au chocolat ! Ce soir nous avons partagé un diner avec les professeurs de Paul, et en partant Eva a fait un câlin à une de ses professeurs. Alors que nous marchions en direction de notre voiture, Eva s’est enquise auprès de son père : « Papa, tu es content que j’ai fait un câlin à ta prof ? » Paul : « Oui très content ! » Eva toute heureuse : « Ah ! Alors qu’est ce qui se passe dans ton cœur ? » Elle, elle se demandait ce qui se passait dans le cœur de son père, moi je me demandais ce qui se passait dans sa tête pour qu’elle lui pose une telle question ! Pas vous ? Voila je vais arrêter là nos petites histoires, et vous laisse regarder les photos. Paul en a pris quelques unes de nous en train de faire du yoga. Vous remarquerez que sur le pyjama d’Eva ce sont des dinosaures. Lorsqu’en Septembre j’ai voulu leur acheter à elle et son frère des pyjamas plus chaud, je les ai emmenés au supermarché dans la partie des pyjamas, et j’ai demandé à Jérôme d’en choisir deux, puis quand ce fut le tour d’Eva je l’ai emmenée dans le rayon pour filles. Elle m’a alors regardée désespérée, et m’a demandée si les pyjamas pour garçons les filles aussi pouvaient les mettre. Alors voila, ce pyjama de dinosaures elle l’a choisie avec grand soin, et les pyjamas pour filles : « c’est vraiment nul ! » Il y a aussi une photo des petits devant notre fenêtre, n’est-il pas magnifique cet arbre aux feuilles si jaunes ? Un ami me disait l’autre jour, « tu réalises que vous avez le plus bel arbre de toute la résidence juste à votre fenêtre ! » Une autre d’Eva qui s’est habillée toute seule, et qui a mis mes gants sur ses pieds en guise de chaussures ! La dernière photo c’est celle de mes deux hommes préférés « du monde entier » en train de faire la sieste!
Elodie. Je souhaite un bon anniversaire à mes deux petites soeurs !